L’association

Le désert. Depuis quelques mois nous regardons à travers la fenêtre poussiéreuse de notre vieille auto, cherchant un endroit apaisé ou nous pourrions faire enfin une halte pour alimenter le réservoir de nos émotions asséchées avec l’essence pure d’un langage visuel décapant. Ca se sent le moteur tousse, crachote des rugissements asthmatiques. Merde! La machine est grippée. Elle ne tiendra plus longtemps à ce rythme.
Nous l’abreuvons par ici par là, ramassant sur les carcasses trouvées sur le chemin de quelques gouttes de carburant récupérées vaille que vaille, parfois au mépris du danger. Evitant en général d’être remarqué par les tribus se nourrissant de tâches colorées, d’explosions mornes et de héros poupées, nous nous glissons quelques fois au milieu de la faune pour guetter une déchirure profonde, une blessure sanglante, une excitation organique, un geste poétique, un feu qui embrase, un hurlement… Cela se produit parfois, un cri lointain qui nous rappelle le monde. La source enfouie de nos désirs se trouve dans les cuts, les rouages d’une machinerie impeccable parfaitement huilée. Elle est distribuée comme une faveur par des gourous de plus en plus solitaires. Ils ne veulent plus que nous aimions, ils veulent que nous adulions. Nous nous barrons vite fait, entre la honte et le plaisir d’avoir assouvi rapidement un besoin primaire, nous repartons sur la route en quête d’un éden cinématographique.
L’éclat Blanc aveuglant du soleil écran a tanné nos regards. Notre champs de vision submergé de flares et de couleurs grisâtres se restreint. Bordel mais « Où devons nous aller… Nous qui errons dans cette Désolation. A la recherche du meilleur de nous mêmes ? »
Pourtant la carte magazine entre nos mains nous rassurait. Les films existent, ils sont légions. Ceux-là qui transforment leurs contraintes en rage, l’étroitesse de leur budget en idée, leur genre en symboles et qui font de leur forme l’expression libre de leurs envies. Entre eux et nous le désert. La voiture nous a amenés dans un cul de sac. Le chemin s’enfonçait dans les profondeurs et plus rien. Un écran immaculé sur lequel plus rien ne grandissait. L’espoir s’évaporait comme les dernières gouttes d’essence du réservoir de notre machine. Que fallait-il faire?
Réparer, revenir et accueillir ici les films.
Nous revenons parce que nous croyons qu’à Chalon il y a un public pour le cinéma de genre frappé, le bis azimuté, le nanard de haute volé
Nous sommes Propagation Bis.

 

Qu’est ce qu’on va faire ?

-Diffuser des films de genre de qualité qui ne l’auraient pas été autrement dans la région.
-Communiquer dessus pour devenir le rendez-vous cinématographique bis récurrent au centre ville de Chalon.
-Attirer par là un public nouveau, différent qui pourra s’ouvrir plus largement au cinéma.
Nous avons déjà commencé avec le cinéma Axel qui soutient notre démarche.
-Défendre une conception collective, ludique, créative, expérimentale et sans limite du cinéma de genre et de la culture bis. Et montrer que la culture bis est un point d’entrée et un point de convergence de la culture de l’image contemporaine.
-Construire un réseau de passionnés par cette culture pour créer des événements liés à l’image. En effet, Chalon reste la ville de l’image, nous désirons donc lier le patrimoine de la ville avec notre passion immodérée pour une culture peu ou mal representée ici.
– Créer. Parce que comme le dit Bernado Bertollucci : voir des films, c’est vraiment la chose la plus stimulante pour en faire. Ce n’est qu’un début.

Participer à la propagation avec nous

 

Nous sommes :

Tony Gagniarre – Président
Spectateur invétéré  de films dérangeants, dérangés, spectaculaires et de toutes formes visuelles qui excitent ses papilles oculaires. Réalisateur de clips et courts métrages. Graphiste print et vidéo, spécialisé en étalonnage.

Quelques films cultes :
Mad Max 2 de George Miller
Piège de Cristal de John Mac Tiernan
L’antre de la folie de John Carpenter
Love Exposure de Sono Sion
Aguirre ou la colère de dieu de Werner Herzog
Avalon de Mamoru Oshii
Brain Dead de Peter Jackson
Turkish Star Wars de Cetin Inanç

 

Michael Dupont – Vice Président
Cinéphile de zone bis et bizarreries du genre- TROMAtisé par le Toxic Avenger et sa bande. Photographe déviant, compositeur et musicien détonnant.

Quelques films cultes :
Ichii the Killer de Takashi Miike
Toxic Avenger de lloyd Kaufman et Michael Herz
Troméo et Juliette de James Gunn
The Ring de Hidéo Nakata
Evil Dead de Sam Raimi
Tokyo Gore Police de Yoshihiro Nishimura…

 

Damien Bordes – Trésorier

Cinéphile presque cinéphage. Appréciant le fast food comme les mets plus délicats. Gastronome des effets spéciaux. Graphiste, motion designer, spécialiste FX  et 3D.

Quelques films cultes :
Bad taste de Peter Jackson
Planet terreur de Robert Rodriguez
La planète des singes de Franklin.J.Schaffner
Omen, la malédiction de Richard Donner
L’exorciste de Willaim Friedkin
Les Oiseaux de Alfred Hitchcock

 

Vanessa Pirou – Secrétariat/Communication

Cinéphile qui s’ignore. Curieuse et entêtée. Gardienne des 3 ours et  Nécromancienne de la communication avec les vivants

Quelques films cultes :
Gremlins de Joe Dante
Pulp Fiction de Quentin Tarantino
Ma Vie de Courgette de Claude Barras
The Big Lebowski de Joël et Ethan Cohen
Shining de Stanley Kubrick
Brazil de Terry Gilliam…